mardi 29 octobre 2013

Urbania, revue culturelle

La semaine dernière, j'ai reçu mon premier exemplaire de la revue Urbania. J'avais vaguement entendu parler de cette revue, mais j'en n'oubliais jamais son nom, il restait comme imprimé dans ma tête. J'étais bien contente de pouvoir enfin lire le contenu de ce magazine. Ça tombait bien, parce que c'était un "spécial étudiant" pour l'automne 2013, et nous, élèves de secondaire 5, allons bientôt devoir choisir le cégep qui nous accueillera l'année prochaine. J'ai donc commencé allègrement ma lecture et j'ai été agréablement surprise. 

Ce périodique possède un contenu très vaste et intéressant. Dans ce numéro, on trouvait des articles sur un photographe qui prend en photo des salles de classes partout autour du monde, sur la vie de campus de différentes universités, sur la difficulté des Inuits à graduer au Québec, sur un band formé de membres se connaissant depuis l'école primaire, sur l'école militaire royale, etc. Urbania a, comme vous pouvez le voir, un contenu vraiment varié. La façon dont les articles sont écrits est également très intéressante, puisqu'on n'hésite pas à publier des mots comme "fucking" ou "trou de cul", qu'on utilise parfois des anglicismes et que le langage n'est pas toujours soutenu, dépendant des textes. J'ai trouvé que les rédacteurs de cette revue étaient facilement capables de créer un contact avec les lecteurs, car leurs articles sont accessibles pour tous. J'ai vraiment adoré lire Urbania. 

L'autre aspect qui m'a beaucoup plu dans ce magazine est le graphisme absolument magnifique qui orne chacune des 100 pages du périodique. En effet, à chaque fois qu'on tourne un page, on prend d'abord le temps de regarder les détails, les photos, les dessins et le travail subtil de graphisme intégré au texte avant de le lire. Cette revue plait beaucoup à l'oeil. D'ailleurs, ce que j'ai beaucoup apprécié est le fait qu'il n'y ait presque pas d'annonces publicitaires. Bien sûr, il y en a quelques unes, mais elles aussi étaient belles et encourageaient la vie culturelle des lecteurs. Par exemple, on y retrouvait des annonces du TNM, du Musée d'Arts Contemporains de Montréal, de la Tohu ou du Festival du Nouveau Cinéma. Ça faisait différent de ne pas voir des corps de femme refaits dans une revue. 

Je vous conseille d'aller jeter un petit coup d'oeil à ce magazine culturel si vous êtes curieux. Dommage qu'il paraisse seulement quatre fois par année!      

mardi 22 octobre 2013

Histoires extraordinaires - Edgar Allan Poe

Je lis présentement « Histoires extraordinaires » d'Edgar Allan Poe (et « Les Plouffe », bien sûr...). Ce recueil de nouvelles écrites entre les années 1830 et 1840, d'un auteur que je n'avais encore jamais lu, m'a tout de suite plu. D'habitude, je ne lis pas vraiment de romans policiers et fantastiques comme celui-ci. J'ai décidé de faire changement, et heureusement! 

J'ai vraiment adoré les nouvelles que j'ai lues dans « Histoires extraordinaires », surtout grâce aux personnages loufoques et étranges mis en scène, mais aussi grâce au style unique de Poe. Que la nouvelle soit sous forme d'un journal ou d'un récit, Edgar Allan Poe capte notre attention en moins d'une page et ensuite, il est difficile d'arrêter! Le langage soutenu utilisé tout le long du roman donne un caractère instruit à tous les personnages mais démontre aussi de l'intelligence de l'auteur. En effet, les énigmes proposées dans ces contes macabres sont pour moi extrêmement difficiles à résoudre, alors que pour les personnages, elles semblent simples. Cette singularité des protagonistes de Poe donne au lecteur l'envie folle de les rencontrer, puisqu'ils sont si intelligents, vifs d'esprit et astucieux. Ces nouvelles m'ont beaucoup fait penser à celles de Maupassant ou aux histoires d'Agatha Christie. Je recommande fortement « Histoires extraordinaires » à tous les amateurs de récits tordus qui aiment avoir quelques sueurs froides.      

mardi 17 septembre 2013

Jean Leloup - Comme ils me font peur

     
Jean Leloup, Comme ils me font peur.
« Comme ils me font peur,
Avec leur bonheur,
Leur sourire en cœur.
Comme ils me font peur.

Ah comme ils m’ennuient
Quand arrive le dimanche :
Ils traversent la Manche.
Et puis vient le lundi :
Ils retroussent leurs manches,
Heureux et énergique.
J’en, j’en ai d’horribles tics!
Ce sera en tête à tête
Qu’ils compteront les arrêtes,     
Au resto le jeudi.

Les enfants sont grandis
Dans un carrosse de gloire
Du matin jusqu’au soir.

Et s’il y avait la guerre,
Et qu’il fallait la faire,
Sûr qu’ils voudraient me faire     
Avaler ce bonheur
Avec un entonnoir.
Glou glou glou, c’est l’heure de boire
De mon enfant chéri!
C’est l’amour de ma vie.
Celui qui me sourit.

[Refrain]
Mais je ne peux rien faire
Pour couper les barreaux
De leur prison de terre,
De leur amour en fer.
Mais je ne peux rien faire
Pour couper les barreaux
De leur amour en fer.
Comme ils me font peur.

Et oui si parfois
Quand ils sont en famille
Ils ont l’air un peu plus
Un peu moins trou de suce,
Un peu plus généreux
Un peu plus amoureux.
N’empêche qu’ils vous tueraient
Si vous osiez changer
L’horaire de la journée.

Et quand leurs enfants mêmes      
Ils deviennent tous blêmes        
Se dépêchent de partir            
Et puis le lendemain
Ils sont tous contraints.
Et je baisse les yeux
En guise d’adieu.

[Refrain]
Mais je ne peux rien faire
Pour couper les barreaux
De leur prison de terre,
De leur amour en fer.
Mais je ne peux rien faire
Pour couper les barreaux
De leur amour en fer.
Comme ils me font peur. »
Jean Leloup est un compositeur que j'adore. Il est marginal et ne se retient pas pour critiquer la société, comme on peut le voir dans cette chanson, tout simplement excellente (selon moi).

jeudi 12 septembre 2013

Edward Sharpe & the Magnetic Zeros - Every Part of You


Voici Edward Sharpe & the Magnetic Zeros, qui nous présentent en "live" (je sais que c'est un vidéo, biensûr) leur chanson Every Part of You, que je trouve tout simplement magnifique. Je me devais de la partager pour que le plus grand nombre de gens possibles l'entendent. Qui pourrait écouter cette chanson sans avoir le coeur joyeux ensuite?
Edward Sharpe & the Magnetic Zeros est groupe folk rock, un "jam band", fondé en 2009 par Alex Elbert et Jade Castrinos. Selon moi, ce morceau résume en quatre minutes en quoi le groupe consiste : une bande de jeunes hippies heureux capables de jouer inopinément (ce qui prouve leur talent) qui nous donnent le goût de sourire à tout coup! De plus, ces joyeux lurons abordent des thèmes sérieux, tel que l'amour, et réussissent à nous faire voir le côté positif de la chose, contrairement aux nombreuses chansons d'amour clichées qui finissent toutes mal... La joie d'Edward Sharpe & the Magnetic Zeros est un élément qui les distingue de beaucoup de groupes et c'est également une des raisons pour laquelle je les aime autant. À écouter, vraiment!