mercredi 4 décembre 2013

Mon Amour Pour Jean Leloup

Bon, je reviens encore avec l'éternel Jean Leloup, l'artiste que je n'aurais jamais assez entendu... Cette fois-ci, avec son album assez connu « Le Dôme » (1996) et la chanson « Pigeon », probablement ma préférée sur le disque (bien que ma chanson favorite sur Le Dôme change assez fréquemment).  
Les textes de Jean Leloup peuvent souvent paraîtrent farfelus, mais ont toujours une signification, très souvent politique, comme dans cette chanson. Dans Pigeon, Jean Leloup dénonce les failles de notre système occidental, le capitalisme sauvage, les injustices sociales, le fait que l'écart entre les riches et les pauvres ne fait qu'augmenter, etc. On pourrait voir le pigeon de son histoire comme étant un sans-abris ou un marginal qui décide un jour de se révolter contre le système, selon moi personnifié par l'écureuil, et qui tente de rallier des gens à sa cause, mais qui finalement se voit contraint par un policer... Une métaphore très efficace pour décrire la situation malheureusement trop vraie dans notre société, à mon avis. 

Jean Leloup est quelqu'un que j'admire beaucoup. Ce personnage marginal n'hésite pas pour sortir des balises imposées par notre société en la critiquant et surtout en s'amusant à chanter des paroles provoquantes. Il aime choquer les gens et avoir du fun! Jean Leloup est simplement quelqu'un avec qui j'aimerais parler, il est tellement interessant... Bref, si vous ne connaissez pas encore Jean Leloup, je vous conseille de prendre un peu de votre temps pour écouter cet auteur-compositeur-interprète très talentueux! Et voici mes chansons favorites de ses albums qui sont selon moi ses meilleurs.

Le Dôme (1996) : Le monde est à pleurer, Pigeon, Edgar, La Drop sociale

Les Fourmis (1998) : Les Fourmis, Voyager, Je joue de la guitare

Milles excuses Milady (2009) : Monkey Suicide, Mille excuses Milady, l'Hiver          

mercredi 6 novembre 2013

Petra Collins - Pourquoi Instagram a censuré mon corps

Voici un article de Petra Collins, une photographe et écrivaine. Elle est la fondatrice de « The Ardorous », une collection d'art en ligne qui présente les oeuvres d'artistes féminines émergentes. Petra Collins, ayant posté une photo de son bikini qui n'a pas plu à tous, a été bannie d'Instagram. Dans cet article, elle nous explique la raison, qui, selon moi, est très injuste. 

Lisez cette rubrique, ça prend seulement cinq minutes et ça pourrait changer votre façon de voir les choses! Vive le féminisme!!!! 

http://quebec.huffingtonpost.ca/petra-collins/instagram-censure-corps_b_4135902.html#slide=2475470 

mardi 5 novembre 2013

La Mer intérieure

Il y a quelques mois, j'ai vu le film espagnol « La Mer intérieure », de son nom original « Mar Adentro » réalisé par Alejandro Amenabar mettant en vedette l'acteur Javier Bardem et l'actrice Bèlen Rueda. J'ai vraiment aimé ce long métrage. Pour vous mettre un peu en contexte, ce film est l'histoire de Ramon Sampedro, un paraplégique cloué à son lit depuis environ 30 ans, suite à un accident de plongé. Depuis son accident, il se bat avec les autorités espagnoles pour obtenir le droit au suicide assisté, car il souhaite mourir dans la dignité. Il ne veut pas continuer à vivre dans de telles conditions. Bien sûr, ce débat divisera sa famille, ses amis et la population. 

Ce que j'ai le plus aimé dans ce film est le fait qu'il est marqué idéologiquement et qu'il contribue à changer la mentalité de certaines personnes. Personnellement, il a grandement renforcé ma position par rapport à l'euthanasie parce que selon moi, tous le monde à le droit de décider s'il veut des soins médicaux  qui allongeront sa vie, mais qui ne le guériront pas ou s'il désire mourir dignement. Un autre des aspects du film que j'ai beaucoup apprécié est que l'histoire est très touchante et que les personnages connectent facilement avec le public. 

Le jeu des acteurs est aussi très bon, notamment celui de Javier Bardem, puisque celui-ci doit exprimé des sentiments comme la souffrance et la tristesse seulement par la parole et le regard parce que les seules parties de son corps qui peuvent bouger est sa bouche et ses yeux.  

« La Mer intérieure » est un film à écouter, décidément.     

lundi 4 novembre 2013

Les Heures souterraines - Delphine de Vigan

Récemment, j'ai lu un des livres de Delphine de Vigan intitulé « Les Heures souterraines », que j'ai bien aimé. En résumé, l’auteure met en scène deux personnages en détresse, Mathilde et Thibault, dans la grande ville de Paris toujours en mouvements, avec les habitudes des Parisiens ancrées dans la métropole, les règles non écrites de ses métros, de ses rues, de ses cafés. Delphine de Vigan fait la description de la ville par ses habitants. Elle utilise un ton léger et tendre pour raconter des évènements tristes et choquants. L'écrivaine aborde les thèmes des relations de pouvoir, la souffrance, l’amour, les violences invisibles ou psychologiques, les petits riens qui, mis bouts à bouts, tuent les gens à petits feux.

Ce qui m'a permi d'apprécier autant ce livre est le fait que le récit soit écrit au présent, car on vit les évènements en même temps que les personnages. J'ai aussi aimé que le roman se lise bien et vite, puisque le style est fluide et simple. L'élément que j'ai moins aimé de cette oeuvre est le fait que le dénouement était trop prévisible, mais dans l'ensemble, « Les Heures souterraines » est un livre que j'aime beaucoup et que je recommande fortement. 

   

De la même auteure: 

No et moi 

Les Jolis Garçons




The xx


Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un groupe que j'ai connu il y a quelques mois et que j'apprécie vraiment : The xx. Ce groupe indie pop aux sonorités originales et relaxantes à tout de suite su me plaire. Le trio londonien a deux albums à leur actif ; The xx (2009) et Coexist (2012). Perosnnellement, je préfère The xx même si Coexist est également très bon. 

The xx est un album qui possède des chansons très courtes, et parfois ressemblantes les unes avec les autres, mais malgré tout cela, il se démarque par ses arragements musicaux qui rendent la mélodie très harmonieuse. Très répétitifs, ils nous entraînent dans le rythme des chansons et c'est selon moi, ce qui rend l'album aussi agréable à écouter. De plus, un des points forts de ce groupe est la voix des deux chanteurs. Elles peuvent sembler monotones à première vue, mais elles je pense qu'elles traduisent une grande émotion même si leurs voix restent très douces et nuancées. Curieusement, je vous conseille d'écouter cet album si vous êtes stressés! C'est très relaxant! 

Mes chansons préférées sur l'album : Intro, Basic Space, Crystalised et Shelter    

dimanche 3 novembre 2013

Into the Wild

Encore une fois, j'ai regardé « Into the Wild », un de mes films préférés qui est d'ailleurs un classique dans mon répértoire. L'histoire poignante de l'aventurier Christopher Johnson Maccandless saura toujours me prendre par les sentiments. Je suis quasiment certaine que la grande majorité d'entre vous avez vu ce film, je n'aurais donc pas à vous convaincre de l'écouter, puisque vous savez sûrement déjà à quel point l'histoire est touchante et fait réfléchir. 

Christopher, aussi surnommé Alexander Supertramp, quitte sa vie de banlieue où seule l'apparence compte, pour voyager à travers les États-Unis. Ayant comme but ultime l'Alaska, il rencontrera sur son chemin des gens qui le changeront à jamais. C'est dans un univers de voyages, de routes et d'inconnu que nous amène le réalisateur, Sean Penn, qui illustre avec succès une quête de liberté et de bonheur à travers l'indépendance et la solitude. 

Ce long métrage est en fait une critique de la société occidentale qui tend vers la perfomance, la carrière, l'argent, l'apparence, l'individualisme, etc, et dans laquelle on oublie très souvent de faire une introspection de soi-même, une quête de sens à notre vie. Dans « Into the Wild », c'est exactement ce que le personnage principal fait. En s'isolant dans un endroit inhabité, Christopher reconnecte avec lui-même et surtout avec la nature. Il voulait fuir notre société pour trouver le bonheur sur la route, loin des villes et proche des paysages grandioses. Le message profond projeté par ce film est la raison principale de mon amour pour celui-ci. J'aime aussi ce film pour les magnifiques images qu'on y voit, comme les paysages du sud des États-Unis, allant jusqu'au nord, en Alaska. Ces scènes m'ont vraiment donné le goût de voyager et d'explorer le monde sans savoir où aller!    

   

mardi 29 octobre 2013

Urbania, revue culturelle

La semaine dernière, j'ai reçu mon premier exemplaire de la revue Urbania. J'avais vaguement entendu parler de cette revue, mais j'en n'oubliais jamais son nom, il restait comme imprimé dans ma tête. J'étais bien contente de pouvoir enfin lire le contenu de ce magazine. Ça tombait bien, parce que c'était un "spécial étudiant" pour l'automne 2013, et nous, élèves de secondaire 5, allons bientôt devoir choisir le cégep qui nous accueillera l'année prochaine. J'ai donc commencé allègrement ma lecture et j'ai été agréablement surprise. 

Ce périodique possède un contenu très vaste et intéressant. Dans ce numéro, on trouvait des articles sur un photographe qui prend en photo des salles de classes partout autour du monde, sur la vie de campus de différentes universités, sur la difficulté des Inuits à graduer au Québec, sur un band formé de membres se connaissant depuis l'école primaire, sur l'école militaire royale, etc. Urbania a, comme vous pouvez le voir, un contenu vraiment varié. La façon dont les articles sont écrits est également très intéressante, puisqu'on n'hésite pas à publier des mots comme "fucking" ou "trou de cul", qu'on utilise parfois des anglicismes et que le langage n'est pas toujours soutenu, dépendant des textes. J'ai trouvé que les rédacteurs de cette revue étaient facilement capables de créer un contact avec les lecteurs, car leurs articles sont accessibles pour tous. J'ai vraiment adoré lire Urbania. 

L'autre aspect qui m'a beaucoup plu dans ce magazine est le graphisme absolument magnifique qui orne chacune des 100 pages du périodique. En effet, à chaque fois qu'on tourne un page, on prend d'abord le temps de regarder les détails, les photos, les dessins et le travail subtil de graphisme intégré au texte avant de le lire. Cette revue plait beaucoup à l'oeil. D'ailleurs, ce que j'ai beaucoup apprécié est le fait qu'il n'y ait presque pas d'annonces publicitaires. Bien sûr, il y en a quelques unes, mais elles aussi étaient belles et encourageaient la vie culturelle des lecteurs. Par exemple, on y retrouvait des annonces du TNM, du Musée d'Arts Contemporains de Montréal, de la Tohu ou du Festival du Nouveau Cinéma. Ça faisait différent de ne pas voir des corps de femme refaits dans une revue. 

Je vous conseille d'aller jeter un petit coup d'oeil à ce magazine culturel si vous êtes curieux. Dommage qu'il paraisse seulement quatre fois par année!      

mardi 22 octobre 2013

Histoires extraordinaires - Edgar Allan Poe

Je lis présentement « Histoires extraordinaires » d'Edgar Allan Poe (et « Les Plouffe », bien sûr...). Ce recueil de nouvelles écrites entre les années 1830 et 1840, d'un auteur que je n'avais encore jamais lu, m'a tout de suite plu. D'habitude, je ne lis pas vraiment de romans policiers et fantastiques comme celui-ci. J'ai décidé de faire changement, et heureusement! 

J'ai vraiment adoré les nouvelles que j'ai lues dans « Histoires extraordinaires », surtout grâce aux personnages loufoques et étranges mis en scène, mais aussi grâce au style unique de Poe. Que la nouvelle soit sous forme d'un journal ou d'un récit, Edgar Allan Poe capte notre attention en moins d'une page et ensuite, il est difficile d'arrêter! Le langage soutenu utilisé tout le long du roman donne un caractère instruit à tous les personnages mais démontre aussi de l'intelligence de l'auteur. En effet, les énigmes proposées dans ces contes macabres sont pour moi extrêmement difficiles à résoudre, alors que pour les personnages, elles semblent simples. Cette singularité des protagonistes de Poe donne au lecteur l'envie folle de les rencontrer, puisqu'ils sont si intelligents, vifs d'esprit et astucieux. Ces nouvelles m'ont beaucoup fait penser à celles de Maupassant ou aux histoires d'Agatha Christie. Je recommande fortement « Histoires extraordinaires » à tous les amateurs de récits tordus qui aiment avoir quelques sueurs froides.      

mardi 17 septembre 2013

Jean Leloup - Comme ils me font peur

     
Jean Leloup, Comme ils me font peur.
« Comme ils me font peur,
Avec leur bonheur,
Leur sourire en cœur.
Comme ils me font peur.

Ah comme ils m’ennuient
Quand arrive le dimanche :
Ils traversent la Manche.
Et puis vient le lundi :
Ils retroussent leurs manches,
Heureux et énergique.
J’en, j’en ai d’horribles tics!
Ce sera en tête à tête
Qu’ils compteront les arrêtes,     
Au resto le jeudi.

Les enfants sont grandis
Dans un carrosse de gloire
Du matin jusqu’au soir.

Et s’il y avait la guerre,
Et qu’il fallait la faire,
Sûr qu’ils voudraient me faire     
Avaler ce bonheur
Avec un entonnoir.
Glou glou glou, c’est l’heure de boire
De mon enfant chéri!
C’est l’amour de ma vie.
Celui qui me sourit.

[Refrain]
Mais je ne peux rien faire
Pour couper les barreaux
De leur prison de terre,
De leur amour en fer.
Mais je ne peux rien faire
Pour couper les barreaux
De leur amour en fer.
Comme ils me font peur.

Et oui si parfois
Quand ils sont en famille
Ils ont l’air un peu plus
Un peu moins trou de suce,
Un peu plus généreux
Un peu plus amoureux.
N’empêche qu’ils vous tueraient
Si vous osiez changer
L’horaire de la journée.

Et quand leurs enfants mêmes      
Ils deviennent tous blêmes        
Se dépêchent de partir            
Et puis le lendemain
Ils sont tous contraints.
Et je baisse les yeux
En guise d’adieu.

[Refrain]
Mais je ne peux rien faire
Pour couper les barreaux
De leur prison de terre,
De leur amour en fer.
Mais je ne peux rien faire
Pour couper les barreaux
De leur amour en fer.
Comme ils me font peur. »
Jean Leloup est un compositeur que j'adore. Il est marginal et ne se retient pas pour critiquer la société, comme on peut le voir dans cette chanson, tout simplement excellente (selon moi).

jeudi 12 septembre 2013

Edward Sharpe & the Magnetic Zeros - Every Part of You


Voici Edward Sharpe & the Magnetic Zeros, qui nous présentent en "live" (je sais que c'est un vidéo, biensûr) leur chanson Every Part of You, que je trouve tout simplement magnifique. Je me devais de la partager pour que le plus grand nombre de gens possibles l'entendent. Qui pourrait écouter cette chanson sans avoir le coeur joyeux ensuite?
Edward Sharpe & the Magnetic Zeros est groupe folk rock, un "jam band", fondé en 2009 par Alex Elbert et Jade Castrinos. Selon moi, ce morceau résume en quatre minutes en quoi le groupe consiste : une bande de jeunes hippies heureux capables de jouer inopinément (ce qui prouve leur talent) qui nous donnent le goût de sourire à tout coup! De plus, ces joyeux lurons abordent des thèmes sérieux, tel que l'amour, et réussissent à nous faire voir le côté positif de la chose, contrairement aux nombreuses chansons d'amour clichées qui finissent toutes mal... La joie d'Edward Sharpe & the Magnetic Zeros est un élément qui les distingue de beaucoup de groupes et c'est également une des raisons pour laquelle je les aime autant. À écouter, vraiment!