mercredi 1 janvier 2014

Sortie sur le plateau

L'avant-dernière semaine d'école avant le congé des fêtes a été pour nous, gens en littérature, très agréable puisque nous avons pu faire suer toutes les autres classes : un après-midi sans cours dans le plateau Mont-Royal! En fait, nous avions une sortie littéraire sur l'avenue du Mont-Royal, lieu où le fourmillement culturel est à son comble. 

Nous avons commencé par une poutine de La Banquise afin d'avoir des forces pour affronter le froid intense qui sévissait ce jour-là. Nous sommes ensuite allés à La bouqinerie du Plateau et à la Librairie Bonheur D'Occasion, qui se situent toutes deux sur la célèbre avenue. Là, nous avons pu découvrir de nombreux livres qui sont souvent à moindre prix. À La bouquinerie du Plateau, j'ai trouvé un autre livre de Boris Vian (Et on tuera tous les affreux) qui est soit disant passant un auteur que j'aime bien, autant pour sa musique que pour son oeuvre littéraire. Nous avons également visité la boutique Aux 33 tours et nous avons observé les vinyles de nos groupes préférés. 

Ce que j'ai le plus aimé de cette sortie, c'est le fait que nous ayons pu découvrir nos livres dans d'autres librairies que Renaud-Bray ou Archambault, qui sont des magasins plutôt commerciaux, et moins axés sur la richesse littéraire que les livres contiennent (selon moi). Les petites librairies de quatier sur Mont-Royal sont plus conviviales et elles ont toutes quelque chose d'unique et de propre à elles-mêmes. Personnellement, lorsque je vais au Renaud-Bray, je sais ce que je veux, je ne m'attarde pas... Mais quand je vais chez Raffin (librairie sur St-Hubert, entre Beaubien et Bellechasse plus proche de chez moi) ou à La bouquinerie du Plateau, je prends le temps de regarder tous les recoins du magasin et je ne cherche habituellement rien de particulier, je pars avec une découverte faite là-bas. C'est cette petite différence qui change tout pour moi par rapport aux librairies, et j'ai beaucoup aimé en visiter lors de notre sortie. 

   

Avec un petit chien, pourquoi pas? 

mercredi 4 décembre 2013

Mon Amour Pour Jean Leloup

Bon, je reviens encore avec l'éternel Jean Leloup, l'artiste que je n'aurais jamais assez entendu... Cette fois-ci, avec son album assez connu « Le Dôme » (1996) et la chanson « Pigeon », probablement ma préférée sur le disque (bien que ma chanson favorite sur Le Dôme change assez fréquemment).  
Les textes de Jean Leloup peuvent souvent paraîtrent farfelus, mais ont toujours une signification, très souvent politique, comme dans cette chanson. Dans Pigeon, Jean Leloup dénonce les failles de notre système occidental, le capitalisme sauvage, les injustices sociales, le fait que l'écart entre les riches et les pauvres ne fait qu'augmenter, etc. On pourrait voir le pigeon de son histoire comme étant un sans-abris ou un marginal qui décide un jour de se révolter contre le système, selon moi personnifié par l'écureuil, et qui tente de rallier des gens à sa cause, mais qui finalement se voit contraint par un policer... Une métaphore très efficace pour décrire la situation malheureusement trop vraie dans notre société, à mon avis. 

Jean Leloup est quelqu'un que j'admire beaucoup. Ce personnage marginal n'hésite pas pour sortir des balises imposées par notre société en la critiquant et surtout en s'amusant à chanter des paroles provoquantes. Il aime choquer les gens et avoir du fun! Jean Leloup est simplement quelqu'un avec qui j'aimerais parler, il est tellement interessant... Bref, si vous ne connaissez pas encore Jean Leloup, je vous conseille de prendre un peu de votre temps pour écouter cet auteur-compositeur-interprète très talentueux! Et voici mes chansons favorites de ses albums qui sont selon moi ses meilleurs.

Le Dôme (1996) : Le monde est à pleurer, Pigeon, Edgar, La Drop sociale

Les Fourmis (1998) : Les Fourmis, Voyager, Je joue de la guitare

Milles excuses Milady (2009) : Monkey Suicide, Mille excuses Milady, l'Hiver          

mercredi 6 novembre 2013

Petra Collins - Pourquoi Instagram a censuré mon corps

Voici un article de Petra Collins, une photographe et écrivaine. Elle est la fondatrice de « The Ardorous », une collection d'art en ligne qui présente les oeuvres d'artistes féminines émergentes. Petra Collins, ayant posté une photo de son bikini qui n'a pas plu à tous, a été bannie d'Instagram. Dans cet article, elle nous explique la raison, qui, selon moi, est très injuste. 

Lisez cette rubrique, ça prend seulement cinq minutes et ça pourrait changer votre façon de voir les choses! Vive le féminisme!!!! 

http://quebec.huffingtonpost.ca/petra-collins/instagram-censure-corps_b_4135902.html#slide=2475470 

mardi 5 novembre 2013

La Mer intérieure

Il y a quelques mois, j'ai vu le film espagnol « La Mer intérieure », de son nom original « Mar Adentro » réalisé par Alejandro Amenabar mettant en vedette l'acteur Javier Bardem et l'actrice Bèlen Rueda. J'ai vraiment aimé ce long métrage. Pour vous mettre un peu en contexte, ce film est l'histoire de Ramon Sampedro, un paraplégique cloué à son lit depuis environ 30 ans, suite à un accident de plongé. Depuis son accident, il se bat avec les autorités espagnoles pour obtenir le droit au suicide assisté, car il souhaite mourir dans la dignité. Il ne veut pas continuer à vivre dans de telles conditions. Bien sûr, ce débat divisera sa famille, ses amis et la population. 

Ce que j'ai le plus aimé dans ce film est le fait qu'il est marqué idéologiquement et qu'il contribue à changer la mentalité de certaines personnes. Personnellement, il a grandement renforcé ma position par rapport à l'euthanasie parce que selon moi, tous le monde à le droit de décider s'il veut des soins médicaux  qui allongeront sa vie, mais qui ne le guériront pas ou s'il désire mourir dignement. Un autre des aspects du film que j'ai beaucoup apprécié est que l'histoire est très touchante et que les personnages connectent facilement avec le public. 

Le jeu des acteurs est aussi très bon, notamment celui de Javier Bardem, puisque celui-ci doit exprimé des sentiments comme la souffrance et la tristesse seulement par la parole et le regard parce que les seules parties de son corps qui peuvent bouger est sa bouche et ses yeux.  

« La Mer intérieure » est un film à écouter, décidément.     

lundi 4 novembre 2013

Les Heures souterraines - Delphine de Vigan

Récemment, j'ai lu un des livres de Delphine de Vigan intitulé « Les Heures souterraines », que j'ai bien aimé. En résumé, l’auteure met en scène deux personnages en détresse, Mathilde et Thibault, dans la grande ville de Paris toujours en mouvements, avec les habitudes des Parisiens ancrées dans la métropole, les règles non écrites de ses métros, de ses rues, de ses cafés. Delphine de Vigan fait la description de la ville par ses habitants. Elle utilise un ton léger et tendre pour raconter des évènements tristes et choquants. L'écrivaine aborde les thèmes des relations de pouvoir, la souffrance, l’amour, les violences invisibles ou psychologiques, les petits riens qui, mis bouts à bouts, tuent les gens à petits feux.

Ce qui m'a permi d'apprécier autant ce livre est le fait que le récit soit écrit au présent, car on vit les évènements en même temps que les personnages. J'ai aussi aimé que le roman se lise bien et vite, puisque le style est fluide et simple. L'élément que j'ai moins aimé de cette oeuvre est le fait que le dénouement était trop prévisible, mais dans l'ensemble, « Les Heures souterraines » est un livre que j'aime beaucoup et que je recommande fortement. 

   

De la même auteure: 

No et moi 

Les Jolis Garçons




The xx


Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un groupe que j'ai connu il y a quelques mois et que j'apprécie vraiment : The xx. Ce groupe indie pop aux sonorités originales et relaxantes à tout de suite su me plaire. Le trio londonien a deux albums à leur actif ; The xx (2009) et Coexist (2012). Perosnnellement, je préfère The xx même si Coexist est également très bon. 

The xx est un album qui possède des chansons très courtes, et parfois ressemblantes les unes avec les autres, mais malgré tout cela, il se démarque par ses arragements musicaux qui rendent la mélodie très harmonieuse. Très répétitifs, ils nous entraînent dans le rythme des chansons et c'est selon moi, ce qui rend l'album aussi agréable à écouter. De plus, un des points forts de ce groupe est la voix des deux chanteurs. Elles peuvent sembler monotones à première vue, mais elles je pense qu'elles traduisent une grande émotion même si leurs voix restent très douces et nuancées. Curieusement, je vous conseille d'écouter cet album si vous êtes stressés! C'est très relaxant! 

Mes chansons préférées sur l'album : Intro, Basic Space, Crystalised et Shelter    

dimanche 3 novembre 2013

Into the Wild

Encore une fois, j'ai regardé « Into the Wild », un de mes films préférés qui est d'ailleurs un classique dans mon répértoire. L'histoire poignante de l'aventurier Christopher Johnson Maccandless saura toujours me prendre par les sentiments. Je suis quasiment certaine que la grande majorité d'entre vous avez vu ce film, je n'aurais donc pas à vous convaincre de l'écouter, puisque vous savez sûrement déjà à quel point l'histoire est touchante et fait réfléchir. 

Christopher, aussi surnommé Alexander Supertramp, quitte sa vie de banlieue où seule l'apparence compte, pour voyager à travers les États-Unis. Ayant comme but ultime l'Alaska, il rencontrera sur son chemin des gens qui le changeront à jamais. C'est dans un univers de voyages, de routes et d'inconnu que nous amène le réalisateur, Sean Penn, qui illustre avec succès une quête de liberté et de bonheur à travers l'indépendance et la solitude. 

Ce long métrage est en fait une critique de la société occidentale qui tend vers la perfomance, la carrière, l'argent, l'apparence, l'individualisme, etc, et dans laquelle on oublie très souvent de faire une introspection de soi-même, une quête de sens à notre vie. Dans « Into the Wild », c'est exactement ce que le personnage principal fait. En s'isolant dans un endroit inhabité, Christopher reconnecte avec lui-même et surtout avec la nature. Il voulait fuir notre société pour trouver le bonheur sur la route, loin des villes et proche des paysages grandioses. Le message profond projeté par ce film est la raison principale de mon amour pour celui-ci. J'aime aussi ce film pour les magnifiques images qu'on y voit, comme les paysages du sud des États-Unis, allant jusqu'au nord, en Alaska. Ces scènes m'ont vraiment donné le goût de voyager et d'explorer le monde sans savoir où aller!